Vignoble bordelais > Les vins de Bordeaux
Pour tout savoir sur le vin, son histoire, son élaboration.
Histoire : du vin depuis le 1er siècle !
L’histoire du vin à Bordeaux commence… sans vignes ! Au 1er siècle, les ancêtres des bordelais, les bituriges vivisques, qui savaient déjà ce que vivre veut dire, appréciaient énormément le vin, qu’ils importaient, en grande quantité, essentiellement d’Italie, mais aussi de Catalogne et du Languedoc. Bordeaux, alors un emporium, c’est à dire une ville marché, faisait ainsi venir ses amphores de Narbonne. L’aristocratie locale en buvait la plus grande part et réexpédiait le reste vers les îles britanniques, qu’un mystérieux et indestructible cordon océanique relie de tout temps à l’Aquitaine. Très vite, en bons marchands, toujours en quête d’indépendance et soucieux de tirer le meilleur profit de la situation de leur port et de la valeur du vin, les bordelais décidèrent de produire eux mêmes le précieux breuvage. Le premier cépage utilisé s’appelait le biturica. D’où, peut-être, l’expression prendre une bonne biture (s’enivrer). A l ‘époque, on l’a compris, les bordelais n’inventent pas la viticulture : les peuples méditerranéens l’ont fait bien avant eux. Ils l’adaptent à leurs sols et à leur climat, doux et humide, propice aux champignons, avec lesquels le vin s’accorde heureusement, et aux rêveries mélancoliques, dont le vin est le meilleur antidote. Bacchus, dieu du vin, de la vigne, de la végétation, de la danse et des plaisirs de la vie, est adoré et l’on se plaît à imaginer, durant cette fameuse pax romana, des temps joyeux et prospères. Ne reste, pour en témoigner, que quelques fragments d’amphores et des vestiges de villae gallo-romaines, comme ceux de Plassac, prés de Bourg-sur-Gironde, face au majestueux estuaire de la Gironde.
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Histoire : le moyen age, premier âge d'or
Aux XIème et XIIème siècle, le vignoble entre dans une phase d’expansion, sous l’effet d’une forte pression démographique et d’un mouvement de colonisation des terres encadré par le clergé et la noblesse. Il est le plus développé autour de la ville de Bordeaux. A l’époque la vigne est une culture marchande au même titre que le blé. Elle n’a pas seulement une fonction vivrière : elle permet de tirer quelques revenus de terres pauvres et incultes. De là à en faire une source de richesse capable de susciter l’essor de toute une région, il y a un grand pas que les évènements politiques de la seconde moitié du XIIème siècle vont permettre de franchir. Déjà à l’époque, les unions et désunions entre rois et reines avaient des répercussions immenses, non pas pour leur côté glamour sur lesquels nous manquons d’éléments, les tabloids de l’époque n’étant pas parvenus jusqu’à nous ; mais pour leurs incidences profondes sur la vie et l’avenir des peuples. En l’occurrence, en 1152, Aliénor, héritière du duché d’Aquitaine vient de voir son mariage avec le roi de France Louis VII annulé, pour cause de consanguinité. Vexée, revancharde, peut-être même amoureuse, allez savoir, elle ne trouve rien de mieux que de se remarier avec Henri Plantagenêt, qui, en 1154, devient roi d’Angleterre. Cette alliance inaugure une période faste pour l’Aquitaine et des tensions entre français et anglais, dont il resterait encore quelques traces aujourd’hui. Les bordelais, qui sont des pragmatiques, comprennent vite l’intérêt commercial qu’il y a à tirer de la situation. Ils ne sont pas les seuls : La Rochelle exporte déjà les vins du Poitou et de l’Aunis vers l’Angleterre et représente une redoutable concurrente qu’il s’agit d’évincer. Commence alors une lutte permanente, consistant à obtenir de plus en plus de privilèges et d’exclusivités des rois successifs : Richard Cœur de Lion puis Jean Sans Terre. La victoire décisive de Bordeaux correspond, en fait, à la défaite décisive de La Rochelle, qui, en 1224, se rend à Louis VIII. En 1259, le traité de Paris légalise l’alliance de l’Aquitaine et de l’Angleterre. Le monopole ainsi acquis, source de grandes richesses pour Bordeaux, est ensuite défendu, au moyen d’exemptions fiscales très avantageuses et de multiples mesures protectionnistes qui ne disparurent complètement qu’au XVIIIème siècle. La fin de la guerre de 100 ans, en 1453, et la prise définitive de Bordeaux par les français mettent un terme à cette période fructueuse.
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Histoire : le XVIIIème, siècle prodigieux
A la fin du XVIIème siècle, les hollandais sont les premiers clients des bordelais. Le commerce et l’usage qu’ils font du vin a conduit à en diversifier la production : rouges, blancs, eaux de vie se développent., Les techniques culturales évoluent et une hiérarchie des zones de production apparaît, dont les rouges, les plus prisés des hollandais, prennent la tête. Le marché connaît alors une forte expansion et Bordeaux renoue avec la prospérité. L’embellie est stoppée net lorsque les mesures protectionnistes prises par Colbert à partir de 1664 conduisent, ou servent d’arme économique, à la guerre avec la Hollande, puis l’Angleterre, en 1688. La France subit alors un blocus qui ruine le commerce des vins. Etonnament, ce qui aurait pu être la faillite de Bordeaux, va fonder son plus bel âge d’or. Les guerres incessantes, les barrières douanières innombrables amènent peu à peu le vignoble à se spécialiser. Les grands crus du Médoc et des Graves s’orientent vers l’Angleterre où l’exigence de qualité et les prix payés sont les plus forts. L’acheminement est aventureux et souvent objet de tractations secrètes entre négociants et corsaires. Saint-Emilion n’est pas encore reconnu à cette époque et envoie ses vins, populaires et d’un prix accessible, plutôt vers l’intérieur du Royaume de France ou vers la Hollande. Le reste du vignoble produit en masse, des vins assez médiocres. L’organisation du marché et son fort développement, combinés à l’essor de Bordeaux, très important port de commerce colonial, font naître une noblesse issue du négoce et assoient le pouvoir de la noblesse de robe à qui appartiennent les châteaux les plus prestigieux. Peu de domaines témoignant de ce siècle fastueux se visitent réellement. Allez voir, cependant, le château de Malle ou d’Arpajan des Ormes, dans le Sauternais, mentionnés dans le guide. Allez surtout voir Bordeaux qui, à elle seule, est une empreinte du XVIIIème. La Révolution française marque une rupture : une partie de la noblesse est dépouillée de ses biens, les guerres engagées par les nouveaux régimes ferment peu à peu les marchés traditionnels du bordelais.
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Histoire : les grandes menaces du XIXème
Le XIXème siècle est l’ère des turbulences dans lesquelles le vignoble se trouve tour à tour menacé de disparition ou gagné par l’euphorie et l’opulence. Siècle de contraste donc, qui voit apparaître, à peine les bouleversements post révolutionnaires passés, une maladie nouvelle : l’oïdium. L’oïdium est un champignon qui se manifeste sous la forme d’un feutrage blanc sur les feuilles et les tiges et qui provoque une déformation des feuilles. Son impact est ravageur : la production passe de 2 000 000 d’hectolitres en 1850 à 300 000 en 1854. Pour la première fois dans l’histoire du Bordelais, il faut traiter la vigne, avec du soufre. Cette crise inaugure la révolution technique de la viticulture : de nouveaux outils sont inventés, la taille se perfectionne, on apporte de l’engrais, on draine et, surtout, on rationalise les cépages de manière à mieux coller au goût des consommateurs de l’époque… La vinification et l’élevage des vins ne sont pas en reste. La mise en bouteilles se répand seulement à partir de 1880, avec bouchon de liège et capsule d’étain, qui remplacent le bouchon de verre et la cire. L’étiquette apparaît également à ce moment là. En 1855, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, en vue de l’exposition universelle de Paris, décide d’établir un classement basé sur la notoriété des vins, leur qualité et le prix des dernières transactions. Ce classement n’a concerné que les rouges du Médoc et des Graves et les blancs de Sauternes et Barsac. On s’en étonne encore aujourd’hui comme on s’étonne de l’immuabilité absolue de cette classification qui n’a connu qu’une seule révision, en 1973, au bénéfice de Mouton-Rothschild. Vous vous en ferez expliquer les raisons en allant visiter ce prestigieux château, mentionné dans le guide. Prix en hausse, gains de productivité : les surfaces et les rendements s’envolent, en osmose avec un marché intérieur en forte croissance et des exportations toujours aussi impressionnantes. C’est la fièvre ! On construit, on achète, on manque de main d’œuvre. Trop beau pour durer. C’est peut être ce qu’ont pensé les bordelais en 1870 lorsqu’un redoutable ennemi, qui n’avait rien de prussien, se déclare. Son nom est aussi effrayant que difficile à orthographier : le phylloxéra. En fait, le phylloxéra est un puceron minuscule. Il vit aux dépens des racines de la vigne, dans lesquelles il enfonce un suçoir pour en absorber la sève. Un cep infesté meurt en trois ans. En 1900, les quatre cinquièmes du vignoble sont attaqués. On peut alors parler de dévastation et même de menace de disparition totale ! Il faut se figurer que Bordeaux, à la toute fin du XIXème siècle s’est même trouvé en situation d’importer plus de vin qu’il n’en exportait ! La solution vient des Etats-Unis. Des cépages américains résistants sont importés. Ils servent de porte-greffe aux cépages traditionnels de Bordeaux. Mais d’autres maladies apparaissent, notamment le mildiou. Pour les combattre deux professeurs de la faculté des sciences de Bordeaux, Alexis Millardet et Ulysse Gayon, inventent la bouillie bordelaise, mélange de cuivre et de chaux, encore utilisée aujourd’hui. Au début du XXème siècle, les efforts conjugués de la science et des vignerons relancent la production. Tant et si bien que la surproduction fait chuter les cours et plonge l’économie du vin dans la tourmente.
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Histoire : succés du XXème, doutes du XXIème
L’histoire du vignoble Bordelais est celle d’un avènement construit sur prés de 2000 ans d’histoire. Celle aussi d’une lutte âpre que même les réussites les plus spectaculaires ne sauraient faire oublier. Le caractère mythique des Bordeaux et le cortège de clichés qui les accompagne, ne produisent d’effets sur l’imaginaire collectif que depuis assez peu de temps ; quelques décennies tout au plus. Ce monde fascinant, sans cesse en mouvement, en perpétuelle prise au doute, contradictoire, avec ses grands airs, sa rusticité, sa course au modernisme en même temps que sa passion pour la tradition, voit sa quête de perfection et de domination tantôt adulée, comme dans les années 80-90 où l’argent pleuvait sur les ceps, tantôt chahutée, comme aujourd’hui, par les changements de goûts, l’arrivée de nouveaux concurrents, la diminution de la consommation sur les marchés traditionnels. Il en est ainsi depuis très, très longtemps. Ne pas croire pour autant que le fait d’avoir survécu avec succès à des siècles féroces distille la sérénité . Les rencontres que vous ferez vous donneront l’occasion de mesurer la dose de passion, et parfois de folie, qui coule dans les veines des vignerons. Le vignoble bordelais représente aujourd’hui environ 120 000 hectares de vignes répartis sur 57 appellations d’origine contrôlée et 14 000 domaines. La production s’est élevé en 2004 à 7 millions d’hectolitres, dont les trois quarts en vin rouge. 40% des vins de Bordeaux sont exportés, dans plus de 150 pays. Le prix du vin AOC Bordeaux en vrac, s’établit aux alentours de 900 euros la barrique (900 litres) en moyenne. Actuellement les cours sont au plus bas. Les stocks enflent. Les dépôts de bilan sont monnaie courante. La consommation stagne, voire diminue. La concurrence des vins du Nouveau Monde (Californie, Australie, Argentine, Afrique du Sud…) et des autres régions d’Europe est plus vive que jamais. Cette crise aigüe conduit à des remises en cause organisationnelles, techniques, commerciales, humaines… Le système des châteaux doit-il être réformé, pour regrouper les moyens de promotion, simplifier les gammes de produits, gagner en force de vente ? L’exceptionnelle diversité des vins bordelais doit-elle être au contraire mise en avant, comme une richesse inaccessible aux concurrents et profitable aux consommateurs ? Est-il possible de gagner la bataille de la qualité et de l’adaptation au goût des clients au profit du plus grand nombre ou bien faut-il resserrer les volumes produits en ne gardant que les meilleurs vins ? Autant de questions qui font l’objet de vifs débats, dont les issues détermineront l’avenir du vignoble. Quoi qu’il en soit, le vin n’a jamais été aussi bon et la culture de la vigne garde sa beauté intemporelle que le bordelais exprime, à nul autre pareil.
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Introduction
La dégustation d’un vin, c’est faire appel à au moins trois de nos sens : - la vue - l’odorat - le goût Les règles de dégustation, divisées en ces trois axes importants, sont simples. Si elles sont respectées, elles deviennent un plaisir qui vous fera découvrir vos sens. Elles mettront en relief des notions telles que le souvenir, la curiosité, l’enchantement parfois…
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Les Graves et le Sauternais

Le terroir
Les graves s’étendent sur la rive gauche de la Garonne au sud de l’agglomération de Bordeaux, sur des reliefs en grandes terrasses, adossés à la forêt des Landes et surplombant la vallée fluviale.. Les vins portent le nom de leur sol : les graves de Bordeaux. Les graves sont des graviers et des galets, déposés par les grandes crues de la Garonne à l’époque quaternaire (rappelez-vous, c’était il y a environ 1 million d’années). Leur grand intérêt est de refléter la lumière et d’emmagasiner la chaleur solaire, ce qui contribue à améliorer la maturation des raisins. Bien que le terroir soit d’une taille restreinte, on peut y distinguer un haut pays, au sud est, au relief assez vallonné, où se trouvent les châteaux les plus prestigieux ; et des terres plus proches de la Garonne, donc plus alluvionnaires. Par ailleurs, au sein des Graves, se trouvent les vignobles de Cérons, Barsac et Sauternes, où sont produits d’excellents liquoreux. Seuls les vins produits sur les communes de Sauternes, Fargues, Bommes, Preignac et Barsac peuvent porter le nom de Sauternes. L’originalité incomparable de ces vins tient en grande partie à un phénomène climatique particulier. En automne, une complexe alchimie opère entre les coteaux, le plateau et la rivière Ciron. Des nappes de brouillards se forment, propices au développement d’une pourriture noble, le botrytis cinerea, qui provoque une surmaturation du raisin et la concentration du sucre.
Les cépages
Pour les vins rouges : Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet-Franc et, moins fréquemment, Petit-Verdot, Malbec, Carmenère.
Pour les vins blancs, y compris les liquoreux : Sauvignon, Sémillon, Muscadelle.
Les appellations
On distingue les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) Graves, Graves supérieur, Sauternais et leurs appellations communales contigües : Pessac-Léognan, Cérons, Barsac, Sauternes. La hiérarchie des crus est assez simple à retenir : 16 châteaux bénéficient d’un classement en premier cru et crus classés. Dans le Sauternais, on distingue trois catégories : 1) Premier grand cru, 2) Premiers crus, 3) Deuxièmes crus
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Etape 2 : examen olfactif
Sentir un vin, c’est entrer dans l’univers enchanteur des arômes, et, pourquoi pas, retrouver une part de nos souvenirs, le plaisir des saisons, la nature. Un bon vin possède un bouquet intense, complexe. L’analyse olfactive vous permettra de réveiller tous ces sens endormis.
Premier nez : tenir le verre par le pied, humer. Ce sont les premiers arômes fugaces qui apparaissent.
Deuxième étape : remuer doucement le vin dans le verre. Respirer à nouveau. De nouveaux arômes apparaissent grâce à l’oxygénation du liquide. Une évolution des arômes s’est produite. Reposer le verre.
Dernière étape : la rétro olfaction. Introduire le vin dans la bouche sans avaler. Laisser circuler l’air, inspirer, expirer. Certains arômes sont apparus, plus complexes. A vous de deviner lesquels !
Jamais les arômes ne se révèleront lors de l’examen gustatif. Seul l’examen olfactif, incluant la méthode de la rétro olfaction, révèlera les parfums du vin. C’est donc une hérésie (n’ayons pas peur des mots) que de prétendre déceler les arômes par la voie de l’analyse gustative (étape suivante).
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Etape 3 : approche gustative
C’est l’étape finale. Inutile de tenter d’identifier les parfums. L’analyse gustative sert à déclencher en nous des sensations liées à nos facultés d’identifier les quatre goûts :
- Le sucré
- Le salé
- L’amertume
- L’acidité
Prendre une petite gorgée de vin et la faire tourner dans le palais. Aspirer un peu d’air (en toute discrétion) pour retrouver les réflexes de rétro olfaction. Entraînez vous à la maison pour éviter de tâcher votre belle chemise blanche devant tout le monde (cela dit, vous ne seriez pas le premier à qui cela arriverait). Lors de cette étape gustative, le vin révèlera son talent et sa nature. Ainsi nous saurons s’il a du caractère, s’il est velouté ou tannique. Un vin idéal procure une sensation d’équilibre et d’harmonie. Enfin, avaler le vin. Un vin de bon aloi laissera dans le palais une bonne persistance. Il sera alors temps de se remémorer le merveilleux souvenir d’un vin qui a fini par dévoiler tous ses charmes, ses atouts.Les grandes étapes de la dégustation
L’attaque C’est la première impression. Si le vin est bien choisi, elle peut être : nette, ample, aromatique, intense.
Le milieu de bouche C’est d’abord l’analyse de la structure du vin. C’est le squelette du vin. C’est ensuite l’analyse de sa chair (la substance du vin). C’est enfin l’analyse de sa fluidité (caractéristique de sa chair).
La finale Après avoir avalé le vin, les impressions gustatives persistent dans le palais. On dira de la finale qu’elle est brève, fugace, abrupte, développée, longue, épanouie, ayant de l’allonge. On dit d’une très longue persistance qu’elle est une une queue de paon. C’est le signe d’un grand vin.
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Vocabulaire dégustatif
Acidité : tendre, frais, nerveux, rafraîchissant, vif, vigoureux.
Sucré : souple, coulant, fondu, tendre, velouté, assoupli, fondant, gouleyant, crémeux, gras, sucré, suave, mûr, mielleux, onctueux.
Amertume : analogie avec les plantes.
Salé (peu perceptible à la dégustation) : frais, alcalin, salé, marin.
Alcool : léger, équilibré, chaud, corsé, puissant, généreux, capiteux, spiritueux.
Tanins : qui a de la mâche, rugueux, soie, satin, velours, végétal, métallique.
On peut aussi bien créer des analogies avec la personnalité humaine. On parlera ainsi de la féminité ou de la masculinité du vin. Des qualificatifs tels sincère, charmant, séduisant, distingué, typé, franc seront usités ou bien encore caressant, aimable, souple, fin tendre, soyeux, délicat, élégant, gracieux, exquis, classieux, etc.
A noter, pour clore cette brève introduction à la dégustation, que la vinaigrette n’est pas l’amie du vin. Il sera sans doute préférable de consommer de l’eau pour accompagner une salade fortement vinaigrée, par exemple.
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Etape 1 : analyse visuelle
Portez le verre à hauteur des yeux, si possible prés d’une lumière vive, l’idéal étant la lumière naturelle.
Etape n°1 : la limpidité. Observez les éventuels dépôts, filaments, particules et décrivez au moyen des termes opalescent, transparent, limpide, cristallin.
Etape n°2 : la brillance. C’est la faculté du vin à renvoyer la lumière. Elle révèlera une bonne vivacité. Elle est particulièrement importante pour les vins blancs. Abaissez le verre au niveau des yeux et observez la paroi du verre où se reflète le disque. Observez le vin par transparence.
Etape n°3 : la robe. Son intensité est forte, moyenne ou faible (du clair au foncé). On déduira par exemple d’une robe foncée que le vin a connu une vinification réussie et qu’elle présage un bon avenir. La teinte de la robe est très variée. Pour les vins rouges elle peut être violacée (vin jeune), rouge pur (apogée des vins non primeurs et qui ne sont pas de garde), rouge franges orangées (début de vieillissement), rouge brun (apogée). Bien entendu, dans cette gamme, toutes les nuances sont possibles : bleuté, grenat, pourpre, rubis, vermillon, cerise, tuilé, brique, etc.
Pour les vins blancs, la gamme passe par presque incolore (vin très jeune), clair à reflets verts (jeune élevé en cuve), jaune paille vers or (mature, élevé dans le bois), or à or cuivré (trop vieux pour un blanc sec, apogée pour un liquoreux). Et aussi : jaune pâle, jaune vert, jaune citron, jaune doré, vieil or, miel, etc.
Pour les vins rosés, les teintes peuvent couvrir la gamme de gris pâle à brun, rose violet, cerise, framboise, orangé, saumon, pelure d’oignon.
Nota Bene : Par l’examen visuel, on pourra également noter la richesse alcoolique du vin, par exemple lorsque le vin laisse couler des larmes abondantes le long de la paroi du verre, (ce dernier légèrement remué) on dira que le vin est fluide à visqueux, coulant, épais, gras.
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Le Médoc

Le terroir
Au nord de Bordeaux, sur la rive gauche (celle qui se trouve à votre gauche quand vous regardez vers l’océan) de l’estuaire de la Gironde, se trouve le Médoc, que certains qualifient de presqu’île. Le Médoc se compose de trois parties : la zone littorale, immense plage de sable fin bordée d’un cordon dunaire, la zone intérieure, couverte d’une forêt de pins et la frange de l’estuaire, bande étroite de 10Km et longue de 55, monopolisée par un des vignobles les plus connus au Monde. L’intérêt viticole de ce terroir vient de son sol, pauvre, et composé pour une large part de cailloux, plus ou moins gros, que l’on appelle des graves. Combinés au rôle protecteur de la forêt, qui absorbe les grosses intempéries, et à la fonction de régulation thermique jouée par l’estuaire, les graves ont pour intérêt d’assurer un excellent drainage du sol et, surtout, faculté extraordinaire, de faire rayonner lumière et chaleur solaire sur les grappes de raisin. Pour être encore plus précis, on distingue trois types de sols : les graves garonnaises, les graves pyrénéennes et les sols argilo calcaires.
Les cépages
Le cabernet sauvignon est le cépage dominant en Médoc. Il est associé au merlot et au cabernet franc. On trouve également le petit verdot, moins cultivé et, de façon beaucoup plus rare, le malbec et le carmenère.
Les appellations
Attention, tout se complique. Il y a en Médoc deux appellations régionales : le Médoc, qui correspond à la pointe en aval, et le Haut Médoc, la plus grande partie, en amont de l’estuaire. Au sein des ces appellations, on trouve six appellations communales : Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Moulis-en-Médoc, Listrac-Médoc et Margaux. Chacune de ces appellations est représentative d’un terroir particulier et de conditions de production précises. Par ailleurs, une hiérarchie des crus (synonymes de château) a été établie : 1) Premiers crus, 2) Deuxièmes crus, 3) Troisièmes crus, 4) Quatrièmes crus, 5) Cinquièmes crus, 6) Crus bourgeois (avec une distinction entre crus bourgeois exceptionnels, crus bourgeois supérieurs et crus bourgeois), 7) Crus artisans et autres crus (mention traditionnelle reconnue par l’Union Européenne en 1994).
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L'Entre Deux Mers

Le terroir
Le vignoble de l’Entre-Deux-Mers, à ne pas réduire à l’appellation Entre Deux Mers, pour des raisons explicitées plus loin, se situe à l’est de Bordeaux, entre Garonne et Dordogne. Il est marqué par une situation légèrement plus haute que le reste de la Gironde, avec de nombreux vallonnements et collines, entaillés de cours d’eau. De ce fait, les conditions d’exploitation de la vigne sont extrêmement variées, sur des sols le plus souvent argileux, mais pouvant, de manière parfois surprenante, disposer de caractéristiques très particulières (croupes graveleuses…). Les paysages offrent l’image d’une campagne riante, parsemée de belles demeures et de fermes pittoresques ; de nombreux villages animés rythment l’itinérance. L’idéal est, de notre point de vue, d’emprunter la RD 671, de Bordeaux à Sauveterre de Guyenne, qui correspond à peu près à la ligne de partage des eaux et se trouve, par conséquent, sur une ligne de crête aux panoramas intéressants.
Les cépages
Pour les rouges, les cépages sont ceux habituels de l’appellation Bordeaux : merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc. Les blancs secs sont produits à partir de sauvignon. Les blancs doux sont issus généralement de sémillon et muscadelle.
Les appellations
Source de confusions, le territoire de l’Entre-Deux-Mers et l’appellation Entre-Deux-Mers n’ont pas le même périmètre. Sur les 47 000 ha du territoire, seulement 1 700 produisent du vin blanc sec d’appellation Entre-Deux-Mers. L’Entre-deux-Mers pris au sens large correspond à la partie du département de la Gironde, située entre Garonne (au sud) et Dordogne ( au nord). Etymologiquement, ce nom, qui paraît exagéré, viendrait de entre deux marées, dont l’influence se fait sentir effectivement jusque très loin dans les terres. Cette région de l’Entre-Deux-Mers comprend un grand nombre d’appellations, outre celles de Bordeaux et Bordeaux supérieur : - AOC Premières côtes de Bordeaux : vins rouges, blancs moelleux, liquoreux, clairet - AOC Entre-Deux-Mers proprement dite : blancs secs uniquement - AOC Entre-Deux-Mers Haut-Benauge : vins blancs moelleux et blancs demi secs - AOC Bordeaux Haut-Benauge : vins blancs moelleux et blancs demi secs - AOC Graves de Vayre : vins rouges et vins blancs secs - AOC Ste-Foy Bordeaux : blancs secs, moelleux ou liquoreux, vins rouges - AOC Côtes de Bordeaux St-Macaire : vins blancs secs et moelleux - AOC Ste-Croix-du-Mont : vins blancs liquoreux - AOC Loupiac : vins blancs liquoreux - AOC Cadillac : vins blancs liquoreux
Il est assez difficile de s’y retrouver, d’autant plus que certains producteurs choisissent de produire des vins sous plusieurs appellations. Par exemple, un vin blanc en AOC Ste-Foy-Bordeaux et un vin rouge en Bordeaux.
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Haute Gironde
Le terroir
La Haute Gironde est située à l’ouest de Bordeaux, sur la rive droite de l’estuaire (rappelez-vous : c’est la rive qui est à votre droite lorsque vous regardez vers l’océan). Cette situation se suffit quasiment à elle seule pour comprendre le terroir : beaucoup de soleil, parce qu’il y a du vent, qui chasse les nuages, beaucoup de douceur, en raison des entrées maritimes. Les coteaux bénéficient ainsi d’un climat optimal. Les sols présentent une grande variété qui les distinguent de la rive d’en face (le Médoc) : argilo calcaires, buttes plus graveleuses ou sablo argileuses, etc. Le sous-sol dit de calcaire à astéries, très présent dans les côtes de Bourg, a été largement exploité pour édifier bon nombre de demeures et monuments bordelais.
Les cépages
Une fois n’est pas coutume dans le Bordelais, les cépages utilisés en Haute Gironde sur les appellations Côtes de Bourg et Côtes de Blaye, sont assez variés. On y rencontre ainsi, dans les rouges, des proportions significatives de malbec, béquignol et de petit-verdot. Mais aussi, plus rarement, de bouchalés ou de prolongeau. Les blancs proviennent eux de colombard, folle blanche, frontignan, merlot blanc, muscadelle, pinot de la Loire, sauvignon, sémillon…
Les appellations
Dans un guide du tourisme viti-vinicole, il est logique de vouloir, à toute force, associer, jusqu’à les confondre, les territoires du blayais et du bourgeais. Sur place, vous vous apercevrez vite que cet amalgame est inacceptable : il y a, en Haute Gironde, qu’on se le dise, quatre appellations (sinon ce serait encore trop simple). A savoir, donc : - l’AOC Côtes de Bourg : elle produit très majoritairement des vins rouges (seuls 25ha sont consacrés au vin blanc) et s’étend sur 15 communes. - l’AOC Blaye : elle s’applique aux vins rouges et blancs - l’AOC Côtes de blaye : elle concerne uniquement des blancs - l’AOC Premières Côtes de Blaye : essentiellement des vins rouges, avec quelques blancs, pour l’anecdote. Par ailleurs, les producteurs peuvent choisir de produire sous l’AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur…
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St-Emilion Pomerol Libournais

Le terroir Situé au nord-est du département de la Gironde, le libournais offre à la vue un paysage vaguement ondulé, donnant parfois l’impression d’une mer de vigne. Il doit son nom à la ville de Libourne, capitale d’un vaste vignoble, majoritairement couvert par l’appellation Bordeaux et Bordeaux Supérieur et recélant, en son sein, les stars incontestées du bordelais : Saint-Emilion et Pomerol. Cette étendue se traduit par une grande variété de terroirs : plateau calcaire de Saint-Emilion, à propos duquel une visite au château Bel Air ou au château Franc-Mayne vous éclairera mieux que tous les longs discours, nappes de graves, vers Pomerol, terroirs de côtes, sur sols d’éboulis, comme dans le Fronsadais, terrasses caillouteuses dans la partie haute de la vallée de la Dordogne. Pour ce qui concerne St-Emilion, on distingue, essentiellement, quatre types de sols : - le plateau calcaire : tout autour de la cité de Saint-Emilion, et sur une partie des communes de St-Christophe des Bardes, St-Hyppolyte et St-Etienne de Lisse. Ce plateau, que l’on peut observer de manière évidente au château Bel Air ou au château Franc Mayne, par exemple, est recouvert d’une couche de terre étonnamment fine. La vigne fait plonger ses racines dans le calcaire qui, telle une éponge, retient l’eau, en profondeur et assure un drainage idéal des sols. - les côtes argilo-calcaires : elles entourent le premier plateau et s’étendent vers la Barbanne au Nord et la Dordogne au Sud. - La terrasse de graves silico-argileuses : vers les communes de Pomerol et Libourne. - La plaine sablo graveleuse : au Sud, vers la vallée de la Dordogne.
Les cépages
Le merlot prédomine. Dans le St-Emilionais, l’équilibre se situe aux alentours de 55% de merlot, 30% de cabernet franc et 15% de cabernet sauvignon.
Les appellations
Outre les appellations Bordeaux et Bordeaux supérieurs le Libournais recouvre 12 appellations produisant exclusivement des vins rouges, à l’exception des Côtes de Francs : - Fronsac - Canon-Fronsac - Pomerol - Lalande-de-Pomerol - Saint-Emilion - Saint-Emilion Grand Cru - Lussac Saint-Emilion - Puisseguin Saint-Emilion - Montagne Saint-Emilion - Saint-Georges Saint-Emilion - Côtes de Castillon - Bordeaux Côtes de Francs
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